Atelier Danton, tapisseries

Nous avons déjà beaucoup parlé de Frédéric DANTON sur le site (je ne redonne pas tous les liens, vous pouvez faire une recherche avec le formulaire de gauche) mais jusqu’ici nous n’avions vu que l’extérieur de l’atelier de Tapisseries. Voici de quoi pénétrer un peu plus dans le monde des lissiers de cette époque, grâce à quelques cartes postales anonymes et de De Nussac.

La Manufacture Danton était située à la place de la Poste actuelle. Le bâtiment n’existe plus mais ceux qui suivent sont toujours là et permettent de se repérer.

Chaque manufacture avait son atelier de peintres qui créaient les modèles des tapisseries, sièges… comme on peut le voir sur ces images. Ils peignaient soit sur papier fort (le Carton) à la gouache le plus souvent, soit sur toile à l’huile, en couleur contrairement aux cartons du XVIIIéme. Parfois des « maquettes » étaient réalisées avant l’agrandissement.
Les cartons étaient de véritables peintures utilitaires, destinées à être maintenue dans la trame par des aiguilles.
Ces modèles, au XIXéme, étaient inspirées de gravures anciennes (Boucher, Fragonard, Watteau…), de gravures exotiques (perroquets, scènes de colonies…) soit de textes (Fables de la Fontaine…).
Comme on peut le voir, il y avait beaucoup d’auto-inspiration, les anciens cartons et même certaines tapisseries étant réutilisées comme modèles.

L’Ourdissage (et pas Audissage comme le dit la carte) et le montage de la Chaîne sont les premières étapes de la préparation du Métier. La Chaîne, c’est la trame de coton sur laquelle on va tisser. Ce montage, c’est toute une technique qui va permettre au lissier de séparer deux nappes de fils avec des pédales pour entrecroiser la laine.

Le tissage proprement dit. On retrouve là le système des portées dont on a parlé en commentaire, chaque poste de travail faisant 40 centimètres. Le lissier suit le modèle dessiné par le peintre. Il reprend les couleurs-laine qu’une personne a échantillonné pour lui à partir du dessin et « interprète » ce dessin en suivant, une grande liberté à l’époque que Lurçat supprimera en codifiant les formes et les couleurs.
Danton n’était pas un très grand atelier, nous verrons dans d’autres ateliers qu’on pouvait trouver des salles de plus de trente personnes en train de tisser.

L’atelier de réparation, ici (et au vu de la méconnaissance du métier par le photographe, voir le terme plus haut) parait être ici un atelier de couture.La tapisserie tissée a des fentes car toutes les découpes verticales dans le tissage ne sont pas forcément croisées. Ces fentes sont cousues dans un atelier spécifique.

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