mar 23 sep 2008
"Dictionnaire historique de la Creuse"
Par Dominique Varieras in LIVRES← Affiche de la compagnie des chemins de fer | Porte-clés Hôtel de France →
Voici un extrait du "dictionnaire historique de la Creuse", par l' Abbé André Lecler, publié en 1902, où l'on trouve un passage sur Aubusson. Ces interprétations (connues) , sur les origines de la tapisserie et sur celle du toponyme "Aubusson", ont souvent fait l'objet de débats, et ne vont certainement pas manquer d'en relancer de nouveaux !...






















Le mardi 23 septembre 2008 à 09:59
Dominique, Peux tu STP, indiquer les n° de pages où sont les gravures, j'ai une réédition fac-similé de 2004 (Marseille Reprints...), et bien qu'il y ait des gravures pour les autres communes creusoises, il n'y en a aucune concernant Aubusson ?!?! alors je ne vois pas trop l'intérêt de proposer au public un fac-similé qui est censé de part son nom être identique à l'original, s'il y a des manques, surtout au prix où il est vendu... Honteux...
Le mardi 23 septembre 2008 à 15:20
La prétaubourg c'est quoi ce village???
Le mardi 23 septembre 2008 à 18:12
Le chateau d' Aubusson : page 3.
Pierre d' Aubusson : entre les pages 26 et 27.
Aubusson (rue Vaveix) : entre les pages 30 et 31.
Le mardi 23 septembre 2008 à 18:57
@ François, moi aussi, j'ai l'édition "Laffitte Reprints", mais de l'an 2000 (elle valait à l'époque 199 F, et j'ai trouvé que ce n'était pas cher payé pour un tel bouquin, même avec les erreurs ou approximations qu'il contient. Cela demeure une "Bible" et quels sont les auteurs Creusois qui n'ont pas puisé dans cette source, cette somme, à tous les sens des termes ?...)
C'est vrai. Il n'y a pas de gravure concernant Aubusson dans la réédition (oh! Qu'il est moche, grassouillet et invraisemblable Pierrot dans l'édition originale !), mais qq. gravures de Boussac, Crocq, l'"Hôtel des Moneyroux dit Château de comtes de la Marche". (Il y a au moins vingt ans que diverses personnes, dont Carriat et quelques autres, disent que ce "château" n'a rien à voir avec les comtes de la Marche... sans grand succès : l'inscription figure toujours sur les panneaux à l'entrée de Guéret et dans diverses notices sur la Creuse...), etc.
Quoi qu'il en soit, le "Lecler" reste une référence de qualité... Ah ! Ces érudits du XIXe...
Le mardi 23 septembre 2008 à 21:39
Entièrement d'accord avec Gilles, d'autant plus que Leclerc a eu accès à des documents qui n'existent plus ou ne sont plus consultables actuellement et que ses recherches sont trés précieuses pour qui s'intéressent à l'histoire du département.
Le vendredi 26 septembre 2008 à 16:42
Cyril, la Prataubourg était située entre Chabassières et Martelade (orthographes du XVIIIe), au nord de la route qui les relie.
Le vendredi 26 septembre 2008 à 17:11
Remarquons que ce village , n' est pas mentionné sur le dictionnaire "Valadeau" de 1892. Il en est de même pour "L'arbre de la vierge" et "Chabassière".
A l' inverse, on y trouve, "La cube" et "Le pont de la Cueille" , non répertoriés sur le Lecler.
Le dimanche 28 septembre 2008 à 09:59
Les deux listes des villages (Leclerc et Valadeau) sont sur ce site au nom Aubusson :
www.racines.org/gencreuse...
Le dimanche 5 octobre 2008 à 08:42
Salut,
Fred scripsit :
<quote>d'autant plus que Leclerc a eu accès à des documents qui n'existent plus ou ne sont plus consultables actuellement</quote>
Tous les documents utilisés par Lecler existent encore et il a donné les sources qui sont toujours valables et consultables.
Plus fort encore, toutes les sources qu'a utilisées Joullietton un siècle plus tôt existent encore, sauf que lui ne les a pas citées et en a fait de la bouillie. Et sans parler de son absence totale d'esprit critique, on peut même dire de quelle mauvaise copie il s'est servi ou de quel passage il n'a rien compris pour donner sa "mauvaise compilation" (sic Antoine Thomas).
Gilles scripsit :
<quote>même avec les erreurs ou approximations qu'il contient</quote>
Qu'il y ait quelques approximations dans ce genre d'ouvrage est inévitable, il ne pouvait aller au fond de chaque sujet et ne pouvait faire qu'avec les publications disponibles à l'époque, mais extrêmement peu d'erreur. On voit par exemple comment il détruit la légende sarrazinoise alors que l'acquis philologique (sarrazinois=romain, antique) ne datait de quelques années. Sur le campement de la légion romaine ou Augustobuconium, il est très critique. La liste des villages était le fruit de la collaboration avec Antoine Thomas (dépouillement de toutes les sources), ce sont ces mêmes notes dont s'est servi Hemmer pour son dictionnaire topographique de la Creuse (8 vol. qui devait paraître dans la collection du CTHS, qui est resté dactylographié et consultable aux AD Creuse). Bref rien que du scientifique et c'est la raison pour laquelle son ouvrage est toujours valable plus d'un siècle après sa parution. Absolument rien à voir avec du Joullietton ou du Tardieu.
Gilles scriptsit :
<quote>l'Hôtel des Moneyroux dit Château de comtes de la Marche". (Il y a au moins vingt ans que diverses personnes, dont Carriat et quelques autres, disent que ce "château" n'a rien à voir avec les comtes de la Marche... sans grand succès</quote>
Lecler ne dit pas autre chose : "hôtel des Monneyroux dit à tort château des comtes de la Marche" (rééd. p. 330) et pour rendre à César ce qui est à César, cela avait été établi par Bosvieux plus d'un siècle avant Carriat.
à p'luche
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Eric Boyron
Le dimanche 5 octobre 2008 à 12:22
Mouais mais Lecler qui écrit que Pardoux Duprat est mort à Guéret en 1574... celle là elle est monumentale alors qu'elle était à l'époque vérifiable...
Le dimanche 5 octobre 2008 à 15:08
Lorsque vous écrivez un tel ouvrage, vous essayez de vous appuyer sur les meilleures sources possibles, il n'est pas possible de vérifier chaque information à sa source, essayez pour voir. Il en est de même dans le Carriat. Quant au côté "monumental", c'est une question de point de vue (aubussonnais ?).
Ouvrez Tardieu, des erreurs comme cela, il y en a une toutes les trois lignes. Les erreurs sont inévitables, mais il y a un auteur en qui on peut avoir raisonnablement confiance et en l'autre non.
Sur Duprat et Guéret, voyez MSSNAC t. I, p. 228 (réed. 1895), sur la correction, voyez Duval, Esquisses marchoises (1882), "Rectifications historiques", p. 232-245, que Lecler a pris en compte.
Sur les erreurs de Lecler, et notamment sur celle-ci qu'Antoine Thomas lui-même n'a pas pu expliquer, voyez le rapport assez dur comme toujours dans Annales du Midi, 1904, p. 228.
à p'luche,
--
Eric Boyron
Le dimanche 5 octobre 2008 à 18:30
Tout à fait Eric, point de vue purement aubussonnais...
Le dimanche 5 octobre 2008 à 21:09
D'accord avec Eric et François.
Mais il s'agissait seulement de signaler que l'appellation "Château des comtes de la Marche" est abusive et toujours utilisée (et affichée). Nos républicains creusois auraient-ils besoin d'une onction bourbonienne ?...
Quant au très estimable abbé Lecler, c'est "Lecler" et non pas "Leclerc"...
Pour en revenir à Carriat, il fustigeait ceux qui disaient (ou écrivaient) "en Creuse". Ce puriste de la langue exigeait : "dans la Creuse"... Il avait grrammaticalement raison. Mais le combat est perdu...
Et si Carriat a commis (quelques) erreurs ou plutôt omissions dans son "Dictionnaire", il reste, sans le moindre doute, le "pape" incontesté des études creusoises... Son "Dictionnaire" n'est-il pas une "Bible" ?... Un travail de titan... Chapeau bas...
Le dimanche 5 octobre 2008 à 23:00
Maurice Favone, n' est également pas trés élogieux sur Ambroise Tardieu, pas plus que sur ses "travaux historiques".
Il dit de lui : "Tardieu était un puffiste notoire et ses ouvrages , ne présentent guère d' intérêt qu' au point de vue iconographique ..."
Il est également critique sur Joullietton , mais cependant plus nuancé : "Joullietton n' indique pas les sources où il a puisé, et c' est une grave lacune". Favone précise également que ces publications sont parues "...à une époque de transition, où on ne pouvait pas tout dire, sous peine de représailles de la part du gouvernement."
Et de conclure : "L' histoire de la Marche" de Joullietton , n' est pas négligeable....la seule connue à ce jour....elle a ouvert la voie à de nombreuses recherches... Joullietton a été le pionnier des études historiques dans la Marche."
Par contre, Favone reste trés admiratif, sans reserve aucune, pour Antoine Thomas , trop peu connu et reconnu à son goût!
Le lundi 6 octobre 2008 à 09:30
Comme d'habitude Eric, toujours aussi précis et moi je me suis mélangé les pinceaux, ou plutôt les auteurs ;o)