au format Tin Can ?

1984

La notion d’utilisation des données ouvertes telles que je la découvre me pose pas mal de questions, de Big Brother à une évolution des métiers de la formation vers plus d’administratif que de relations humaines. Cette question ne travaille pas que moi : l’utilisation et surtout la récupération de ces données pose même la question du standard normatif utilisé. Jusqu’ici, en formation à distance pour créer un support, SCORM était la norme, ou plutôt le Modèle. Un modèle créé en 1997 par le Département de la Défense américain (Hein ?! comment ?) avec pour mission de répertorier et classer les objets d’apprentissage qui seront ensuite utilisés en masses. 

Sauf que SCORM ne communique encore pas assez : On glisse donc vers Tin Can API  (voir cet article), aujourd’hui aussi nommé xAPI.  C’est un format pour les plateformes de formation en ligne qui permet aux contenus d’apprentissage et aux systèmes d’apprentissage de communiquer ensemble, de telle façon que tous les types d’expériences d’apprentissage puissent être enregistrés… enregistrés, ça veut dire tracés ? 1984, c’est bien déjà du passé. Evidemment, on dit qu’il est important d’anonymiser ces données, évidemment… et que c’est surtout pour accroître la démocratie et donner aux gens le pouvoir d’apprendre, comprendre, débattre, choisir … que l’on se renseigne autant sur eux… et puis ce sont d’abord les données de l’Etat et des institutions qui seront ouvertes, sauf que ce que l’Etat partage, en définitive, ce sont nos usages.

En fait, quand j’ai lu les premières infos sur Tin Can, ça m’a d’abord rappelé ça :

La dernière strophe, c’est : « Here am I floating round my tin can far above the Moon Planet Earth is blue and there’s nothing I can do. » (Me voici flottant autour de ma boîte de conserve loin au-dessus de la Lune, la Planète Terre est bleue et il n’y a rien que je puisse faire.)

A force de mettre les gens, et tout ce qu’il sont et font, en boîte, à force de se laisser mettre en boîte, je crois que nous finirons par tourner en rond et il n’y aura plus rien que l’on puisse faire pour se libérer de ces boites.

Un commentaire


  1. Bonjour Jean-Noël

    Bien vu!
    « Tin Can » pourrait se traduire par boîte de conserve et dans cette locution, on trouve conserve!
    Nos traces informatiques, nos Logs, pourraient tout aussi bien intéresser la NSA, en tant qu’objets non fugaces. Non?
    Bien à vous!

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