Faciliter la mobilité professionnelle par les compétences transférables et transversales

Le rapport de groupe de travail n° 2 du Réseau Emplois Compétences de France Stratégie, daté d’Avril 2017, est en ligne sous le titre « COMPÉTENCES TRANSFÉRABLES ET TRANSVERSALES : Quels outils de repérage, de reconnaissance et de valorisation pour les individus et les entreprises ? »

Je reviens publiquement dessus car dans un monde où la mobilité professionnelle devient la norme, les notions de compétences transférables et transversales sont essentielles. Elles sont évidemment à mesurer, prendre en compte et développer dans tout dispositif de formation.

Ces compétences transférables sont des compétences spécifiques attachées à une situation professionnelle donnée (métier, secteur ou organisation productive), mais qui peuvent être mises en œuvre dans un autre contexte professionnel.

Elles comprennent :

  • les compétences liées à un contexte professionnel particulier, mais qui peuvent être utilisées dans un autre métier, dans un contexte professionnel différent (organisation productive, produit ou service). Par exemple, la compétence technique d’un opérateur de production « d’identifier les dysfonctionnements techniques et de réaliser des interventions techniques » est une compétence qui peut-être « transférée », étant commune aux secteurs de la chimie et de la pharmacie ;
  • les compétences acquises en dehors de l’activité professionnelle, mais utiles, voire indispensables à l’exercice de certains métiers (par exemple, des compétences en analyse financière dans le cadre d’une activité bénévole de trésorier d’une association).

Les compétences transversales, elles, sont des « compétences génériques mobilisables dans diverses situations professionnelles (ce qui ne signifie pas pour autant qu’elles soient mobilisables d’emblée dans toute situation professionnelle).

Parmi les compétences transversales, on peut recenser :

  • celles qui s’appuient sur des savoirs de base. Elles ne sont pas dépendantes d’un contexte professionnel particulier mais sont néanmoins indispensables pour l’exercice d’un grand nombre de métiers ; par exemple, la maîtrise de la langue, de l’écriture et des opérations arithmétiques, ou encore des connaissances de premier niveau en bureautique ;
  • celles qui correspondent à des aptitudes comportementales, organisationnelles ou cognitives, ou encore à des savoirs généraux communs aux métiers ou aux situations professionnelles : l’aptitude à gérer la relation client, la capacité à travailler en équipe, à coordonner une équipe ou un projet, l’adaptabilité à l’environnement de travail, l’utilisation des principaux logiciels de bureautique.

Ce rapport est intéressant à plusieurs titres : d’abord pour la définition de ces compétences, puis pour l’analyse qu’il apporte dans le cadre de l’apport des outils numériques, de l’accompagnement dans ce cadre ainsi que pour l’approche et la certification de blocs de compétences.

A lire donc.

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