[SAINTRAPT]


P'TITE TETE...

Même pas une critique personnelle, encore moins de l'introspection. Il se trouve juste que ma fille a fait un boulot sur une plaque de médium, une fille grandeur nature dans une position de cirque, avec l'idée de pouvoir mettre sa tête à la place du personnage (un travail autour du corps pour son dossier de bac) et que j'ai dû découper un vide pour placer sa tête. Du coup, je me suis retrouvé avec une petite plaque en forme de visage et je n'ai pas pu me retenir de lui donner vie.

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DONNER DE LA VOIX

J'avais déjà parlé de ma propension à utiliser mon lecteur MP3 pour "écouter" des livres plutôt que de la musique. Il faut dire que les ressources que l'on peut trouver sur le Net sont assez étonnantes dans ce registre. L'incontournable francophone, c'est litteratureaudio.com, créé par une association loi 1901, Des Livres à Lire et à Entendre, qui a pour objet de faciliter l’accès des non-voyants et malvoyants mais aussi - et j'en suis la preuve - de tous à des livres du domaine public et c'est une belle collection d'oeuvres qui s'entassent sur leurs rayonnages virtuels.
A la base de tout ce travail, une communauté d’internautes bénévoles (97 jusque là !) qui enregistrent leurs propres lectures, afin de constituer un vaste catalogue de livres audio gratuits. Superbe travail, véritable don de soi, que de porter sa voix, trés souvent agréable, vers les autres de cette façon. Merci.

MALDOROR



Des textes, des textes... des textes comme source, comme nourriture... Je ne me lancerais pas dans la biographie d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, ce serait faire affront au lecteur mais il est évident que Les Chants de Maldoror sont une des sources de nourriture pour moi. Ce billet est donc là juste pour vous signaler une mise en image de ces chants par L.L DE Mars que j'avais pu croiser sur des projets copyleft, tel que mon Chemin vers SOO. Un travail d'il y a quelques années mais profondément fascinant sur le croisement entre l'écrit et l'image et la façon que peut avoir un artiste de "digérer" une oeuvre afin d'en nourrir sa propre expression.
C'est à voir et télécharger ICI et si Les Chants de Maldoror manquent à votre culture, je les mets à votre disposition (format RTF) ICI

NOSFERATU

Friedrich Wilhelm Murnau, figure majeure du cinéma allemand dans les années 20, plonge rapidement son cinéma dans les références picturales de son temps et emprunte en particulier aux différents mouvements artistiques que sont le romantisme et l'expressionnisme allemand. Cela lui permet de prolonger son goût pour le fantastique dans des films cultes tels le fabuleux NOSFERATU que l'on trouve aujourd'hui libre de droits. Vous pouvez le télécharger ICI ou le voir en cliquant sur Lire la suite.

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DECLARATION UNIVERSELLE

Le 6 janvier 1941, le Président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt, présente quatre libertés comme but fondamental des alliés dans ce conflit : la liberté d'expression, la liberté de religion, la liberté de vivre à l'abri du besoin et la liberté de vivre à l'abri de la peur. Au lendemain de la guerre, réaffirmer ces principes a été plus que nécessaire et, sur la base de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le 10 décembre 1948, les 58 Etats Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale des Nations Unies adoptent une Déclaration, devenue Universelle, des droits de l’homme à Paris. Même si l'on a une conscience globale de son existence, dans une société où la soumission à l'inquisition devient courante, ce texte est a relire perpétuellement...

DAY OF THE FUTURE PAST



Je reprend un titre emblématique des séries X-Men pour juste un lien vers une série de photographies sur Flickr. Sur mon blog [AUBUSSON], l'emprise de l'histoire locale est telle que j'avais tenté de la rendre présente. Même si la déclinaison de ces photographies n'a rien original (impression de déjà-vu ?), cette série, de diverses origines, est exactement dans cette lignée : une superposition d'Hier sur Aujourd'hui, avec le facteur Humain profondément ancré dans l'image via la main qui porte le passé. Beau symbole, dès que je trouve le temps, faut que je m'amuse avec ma série de cartes anciennes sur Aubusson...

LE SILENCE

Nombre d'écrivains ont touché les contrées creusoises. Ma préférence va évidemment à mes compatriotes liés à Aubusson, Sandeau, Assollant... mais il est des destins extraordinaires, des personnages hors du commun auxquels je suis plus particulièrement sensible du fait de leurs écrits. Dans ces destins, celui de Maurice ROLLINAT, écrivain source lui aussi, me parait toujours trop peu connu. Né à Chateauroux et toujours dans une mouvance littéraire et culturelle intense, il se retire à Fresselines en 1883 pour y continuer son œuvre.
C'est vers cette date qu'il écrit, entre autres, LE SILENCE, repris dans cet article.

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Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Dans mes fondamentaux, on trouve évidemment les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. Publié pour la première fois le 25 juin 1857, puis republié, augmentée de 35 poèmes nouveaux (et d'une section inédite : Tableaux parisiens), en 1861, ces textes font condamner Baudelaire pour "offense à la morale publique, ... la morale religieuse et aux bonnes mœurs". Longue suite de poèmes, Baudelaire porte un soin précis à leur ordonnancement, suivant un itinéraire bien précis : du constat sur un monde trop réel aux addictions, mentales ou physiques, pour le fuir jusqu'à la révolte contre la vanité de cette existence qui n'a qu'un terme.

Au cas où, il n'est pas déjà dans votre bibliothéque, vous trouverez une édition en ligne (format PDF), illustré par inkwatercolor.com, ici

L'EFFET MER

On ne dira jamais assez de bien de la confrontation à l'éphémère. Je ne parle évidemment pas de cet étonnant petit insecte qui passe sa vie (de un à trois ans) à l'état de larve pour atteindre l'accomplissement : s'envoler quelques heures avant de mourir. J'avais plus en tête ces instants où l'on a face à soi la réalité brute de sa vie : quelques grains de sable échafaudés dont le vent, le soleil peuvent à tout instant rompre l'équilibre et dont la mer effacera définitivement toute trace... notre sort à tous.

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LA VACHE QUI S'APPELAIT MOUTON

Il y a longtemps, bien longtemps, j'ai écrit un petit texte pour mon fils, à partir d'une de ses réflexions : On passait à côté d'un champ de vaches blanches et un petit veau bouclé l'a amené à s'interroger : "Papa, les vaches blanches, elles s'appellent Mouton ?". La vache qui s'appelait Mouton était né... j'en parle aujourd'hui parce qu'il y a quelques jours, l'Office de Tourisme de Haute Charente m'a demandé l'autorisation d'utiliser ce petit texte, lu sur le net, pour un concours de contes sur les vaches dans le cadre de son animation, le "Pré de la Vache", autorisation que j'ai bien volontiers donné, ce genre de demande n'étant pas si courante...

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A CEUX QUI PENSENT ENCORE (Suite)

J'ai passé ici il y a quelques jours un texte d'Alfred Assollant, A CEUX QUI PENSENT ENCORE. Je viens de finir l'édition d'une première petite série de mini-livre à partir de ce texte, édition purement artisanale mais ça m'amuse toujours de partir d'un texte et de faire ces petites séries de bouquins. Pour celui-là, la composition a été faite sous Publisher en A5 puis impression recto-verso sur du A4, découpe au cutter, pliage à la main sur du papier 80 grammes blanc. La couverture est sur un cartonné ivoire. Pour la reliure, j'utilise une technique simple : couture en huit aprés avoir fait 3 trous dans la pliure. Actuellement le tirage est de 50 mais il va monter à 100. Ces livres sont destinés aux adhérents de mon association, [IMAGES'INNEES]


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LES CDs ANIMAUX

Quelques CDs Animaux, grâce à l'application Diaporama de mon Myspace

Le livre de la pauvreté et de la mort

Je ne sais pas si vous avez déjà vécu un impérieux besoin de silence. Dans le brouhaha de tout ce que j'ai pu écrire, il est un texte qui m'a fait taire, un texte qui portait en lui à la fois tout ce que j'aurais aimé écrire et tellement plus encore. Le comble, c'est qu'il ne fait pas des centaines de pages. Comme toutes choses épurées, comme l'aboutissement d'années de travail, de recherches, comme le trait d'un Picasso de la dernière période, Rilke impose le silence par peu de mots. Ce texte, déjà expressionniste par son réquisitoire contre les grandes villes, écrit à Viareggio en avril 1903, a été traduit et adapté dans une version raccourcie par Adamov au début de la seconde guerre mondiale comme une tentative désespérée de calmer les esprits qui s'échauffaient... Voici cette version plutôt édulcorée mais qui donne l'esprit.

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SE NOURRIR

Les animaux sur CD, c'était marrant et comme j'avais stocké des tas de CD de démo, plutôt que de les jeter, j'ai continué les séries. Voici quelques fruits, histoire de ne pas oublier que les nourritures spirituelles n'alimentent pas notre condition d'homme.


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GOLGOTHA

Même série que la précédente, plus grande.... Les trois petites étaient sur une plaque de bois recouverte de toile et enduite de vinylique, celle-là est une vraie toile du commerce (on vit dans un univers capitaliste ou bien ??), du coup, un peu trop plate, trop lisse... mais bon, tenté de donner du volume dans le signifiant. GOLGOTHA, c'est la colline où le Christ a été crucifié et dont j'ai imaginé que les trois croix reprenaient vie pour devenir ces sortes d'arbres fantômatiques du centre. Autour, traces diverses de l'empreinte du christianisme : couronne d'épines, mains tendues, tables de la loi... chacun y lira les signes de ses propres croyances..

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SYMBOLES

Pour continuer à régler leur compte à mes vieilles toiles, une petite série de trois toiles ultra-symboliques dans une série de traits bleus sur blanc qui aurait dû se poursuivre pour former une Passion du Christ en quelques traits. La première, c'est le Golgotha et comme cela signifie le "lieu dit du crâne" ( selon St Jean-19:17) la troisième y fait écho. La seconde est le geste de chute sous la croix... Quelques traces restantes, comme un enseignement perdu, la recherche au fond d'une mémoire défaillante ou occultée, mélangé aux restes d'empreintes d'images du Moyen-âge surtout là pour lever la brume sur des temps déchirés.

A CEUX QUI PENSENT ENCORE

Alfred Assollant, (1827-1886) né à AUBUSSON comme moi, est particulièrement connu pour sa littérature d'aventures destiné aux enfants, le Capitaine Corcoran étant son oeuvre la plus emblématique. C'est dommage que la littérature ait la mémoire courte puisqu'Assollant, journaliste, a été défenseur de nombre de causes comme celles des femmes (Le Droit des femmes, 1868). C'était aussi un journaliste politique, républicain convaincu, Farouche opposant de Napoléon III. On peut le découvrir en lisant ce fameux "A ceux qui pensent encore", pamphlet épique sur la défense des libertés et en particulier celle de la presse, texte d'une actualité assez étonnante si l'on considére que nos sociétés avancent plutôt que tournent en rond...
A noter que les Editions [IMAGES’INNEES] préparent une petite réédition à tirage limité de ce texte publié pour la première fois par E. Dentu à Paris en 1861.

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HOMME/FEMME

HOMME et FEMME sont deux toiles économes, dans le sens où le travail est juste en noir et blanc. En fait les images sont sorties en même temps que l'enduit (mélange colle à bois/peinture vinylique) de la toile, traits tout en courbe chez la Femme, tout en cassures chez l'Homme... Aujourd'hui, les toiles sont complétement détendues, le séchage de la couche d'aprêt n'ayant pas été réalisé comme il fallait.

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STYX

Petit texte mystique une fois de plus, "Styx" c'est un hommage à ce qui me reste de fascination pour l'Antiquité. Dans la mythologie grecque, le Styx est la riviére séparant le monde terrestre de l'enfer. Dante, dans la "Divine Comédie", emprunte l'idée de la rivière que l'on peut traverser pour l'ancrer dans le christianisme. (en illustration : La Traversée du Styx, illustration de Gustave Doré, 1861.)

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Sept (2)

Le SEPT est décidément, comme dans nombre de spiritualités, un de mes chiffres-clés.

Cette toile, une fois de plus rouge et noire, acrylique sur toile de drap, comportait au départ 7 traits horizontaux noirs sur un fond rouge et un personnage est venu s'empêtrer dans ces déchirures... Pas adepte de la psycho de base mais y'aurait de quoi lire ... Allez courage, ce sont de vieilles toiles !