A propos de « L’école numérique, c’est se livrer aux géants de l’informatique »

Sur le dernier Mooc suivi, un inscrit est intervenu sur le fil facebook en remerciant Google et Microsoft. Une boutade face à la profusion d’outils proposés et notamment d’outils propriétaires. Son commentaire n’en a pas moins été suivi de confirmation que certains enseignants étaient totalement liées par leurs pratiques aux géants du GAFA. J’ai souvent moi-même préconisé la solution la plus simple et la plus transférable, celle liée à des outils et usages connus de la plupart : un Google forms par çi, un Google doc par là, un Skype, etc. même si la gratuité et la mesure de la contrepartie étaient les facteurs essentiels de mes choix.

Voila aujourd’hui un article questionnant sur ces pratiques : « L’école numérique, c’est se livrer aux géants de l’informatique », en référence au livre de Karine Mauvilly et Philippe Bihouix, « Le Désastre de l’école numérique »  au Seuil. La préconisation suivante « Au lieu d’éduquer par le numérique, l’idée est d’éduquer au numérique, d’en faire une matière et non un outil. » va plutôt à l’encontre de ce qui est fait avec l’utilisation de l’informatique dans toutes les matières.

L’idée comme quoi les décideurs des Géants du web inscrivent leurs propres enfants dans des écoles sans écrans est à même d’interroger sur nos pratiques. Préparer au futur en maîtrisant les outils du quotidien ou créer des consommateurs dépendants ?

On est conscient aujourd’hui que la technologie n’a pas d’effet en tant que tel sur l’apprentissage mais nous sommes donc, enseignants, formateurs … encore plus responsables de ce que l’on fait de ces outils.

Transmettre les clés pour comprendre, proposer des alternatives, donner la possibilité du choix, rendre autonome et non dépendant sont des fondamentaux à intégrer dans toute formation aujourd’hui. C’est à ces conditions qu’une émancipation sera possible.

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